Reudañ an ahel – l’essieu


Probablement pratiqué sous forme de défis par les charrons ,  les forgerons dans leurs forges et les paysans au moment de la confection de nouvelles charrettes , le lever de l’essieu n’apparaît dans les fêtes locales trégorroises qu’au cours de la seconde moitié du 19 ème siècle ;  c’est l’époque  où sont mentionnés les premiers passages de troupes foraines dans nos bourgs et nos villes ayant à leurs programmes des  luttes bretonnes et des séances de poids et haltères .Ces premiers contacts influenceront les  lutteurs et les hercules locaux qui innoveront les exercices de force en s’inspirant de ces haltérophiles itinérants  pratiquant les levers à 1 bras .

 

 Cette technique est restée en vigueur en Trégor avec deux variantes :

                 

     L’une consiste à lever un essieu préalablement délesté de ses boîtiers, de ses boulons ou autres rondelles ; chaque concurrent prenant l’essieu à deux mains du sol pour l’amener au niveau de l’épaule, pour ensuite le monter à un bras  en position de bras tendu . Après chaque essai validé  on leste progressivement l’essieu de ses éléments .

L’autre variante est constituée d’un essieu de poids fixe posé au sol ; les candidats doivent le prendre d’un seul bras et l’amener au niveau de l’épaule puis effectuer un maximum de mouvements de jetés  épaule – bras tendu  sans temps limite .