Ar c’hravazh – la civière

 

Si son ancienneté médiévale  rejoint celle du  lever de la perche, où elle était utilisée pour le transport de blocs de pierres sur les chantiers des premiers châteaux-forts ou des cathédrales , la civière fut un accessoire rural pour les goémoniers ou encore les agriculteurs qui s’en servaient dans les zones humides pour le ramassage du foin ou le charroi des fagots .

Les plus anciens concours se faisaient avec une civière possédant ses deux brancards sur laquelle la charge était maintenue par des cordes ;  dès la fin du 19ème siècle elle connut une modification importante avec la suppression d’un brancard et le rajout d’une planche dans le bout pour éviter la chute des blocs à soulever .  Notre civière présente l’aspect d’une brouette sans roue, ayant une extrémité posée au sol . Nous avons fait le choix de mettre les masses à soulever au milieu du plateau , ce qui correspond au plus proche de la réalité du poids soulevé sur une civière de travail de jadis . Plus la charge se trouve au plus près de l’extrémité au sol et donc du pivot, plus on peu soulevé .

 

Le jeu consiste à soulever de terre la civière lestée de masses  ; le concurrent, saisissant les brancards en position fléchie, doit, à chaque mouvement,  se mettre en position debout puis reposer la civière au sol ; à chaque essai réussi , on augmente la charge .